Mars n’est pas seulement une roche rouge poussiéreuse. C’est un endroit dynamique. Et parfois, le Soleil a son mot à dire sur son climat.
Les planétologues ont découvert quelque chose de surprenant. Des explosions de particules énergétiques provenant du Soleil pourraient réchauffer la basse atmosphère de Mars. Cela se produit spécifiquement lors de tempêtes de poussière massives. C’est un lien inattendu. La météo spatiale rencontre le climat local.
“Les événements de particules énergétiques solaires (SEP) sont provoqués par les éruptions solaires et l’éjection de masse coronale (CME)”, explique Lana Williams, astronome à l’Université de Lancaster. Son équipe souligne que ces explosions libèrent des particules chargées de haute énergie. Mars se fait marteler par eux. Pourquoi? Ambiance mince. Pas de champ magnétique global puissant. La Terre en a un. Ce n’est pas le cas de Mars.
Des études antérieures ont montré que ces particules ionisent la haute atmosphère. Ils provoquent des aurores diffuses. Ils jouent avec les signaux radio. Mais la basse atmosphère ? Où le temps se passe-t-il ? Pas grand chose connu. Les tempêtes de poussière réchauffent naturellement cette région en absorbant la lumière du soleil. C’est un truc standard.
Mais ce schéma de chauffage ? C’était bizarre. Inhabituel pour une tempête seule. Les chercheurs ont réalisé que la tempête ne pouvait pas tout expliquer.
Williams et son équipe ont examiné cinq événements spécifiques du SEP sur Mars. Ils voulaient voir si des explosions de longue durée pouvaient réchauffer les niveaux inférieurs. Quatre événements ? Rien de clair. Aucun signe de chaleur supplémentaire. Puis vint le cinquième. Juin 2018.
Cela a coïncidé avec une tempête de poussière mondiale en expansion. La tempête qui a tué le rover Opportunity de la NASA.
Au cours de cet événement spécifique, ils ont trouvé des signes de réchauffement atmosphérique plus faible. “Nous nous attendions à un certain effet sur les températures, mais nous n’en avons vu des preuves claires que lors de la tempête mondiale”, note Williams. La coïncidence suggère une interaction. Pas d’actions indépendantes. L’atmosphère répond à plusieurs pilotes à la fois.
Pour comprendre cela, ils ont utilisé les données de deux orbiteurs clés. Mars Atmosphere and Volatiles EvolutioN (MAVEN) de la NASA. Trace Gas Orbiter de l’ESA. Ils ont comparé les observations avec les profils attendus de la base de données climatique de Mars. Ils ont suivi les températures avant, pendant et après chaque événement SEP.
“Les tempêtes de poussière ne faisaient même pas partie de notre plan initial”, a admis Williams. Les trouver couplés au chauffage a été la surprise. Cela témoigne d’une interaction complexe. Météo spatiale et conditions locales.
Ces résultats ont été présentés cette semaine lors de la réunion 2026 du NAM à Birmingham, au Royaume-Uni.
Lana Williams et coll. Les événements de particules énergétiques solaires ont-ils un impact sur la température atmosphérique plus basse sur Mars ? NAM2026.

























